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«J'ai vu François Augiéras installé, oh, très provisoirement, sous un toit, pour y lire, écrire, exercer sa passion de la discussion serrée. je l'ai vu dehors, poitrine nue, dans un champ de blé, la nuit ; je l'ai vu sur la Vézère, près des falaises, et lui-même monolithe devenu ; je l'ai vu s'avançant sous le couvert des arbres jusqu'à l'orée d'une grotte ; je l'ai vu près d'un feu, sous les étoiles ; je l'ai vu... de 20 ans à 46 ans installé dans une même émotion, un souci permanent de recherche, d'interrogation."

Paul PLACET

(Pour François Augiéras, p- 9)

"Le lendemain je me rendis chez lui. Sa petite chambre ne pouvait que m'étonner. Aux murs, des reproductions : "LA MORT D'ADAM", "LE SONGE DE CONSTAN77N", fresques de Piero della Francesca, la "DULLE GRIET", «MARGOT L'ENRAGES", de Bruegel le Vieux, "LE REVE" d'Henri Rousseau. Choix raisonné : une homosexualité sous-jacente dans les deux premières, l'allant d'une furie paysanne quant à la troisième, la jeune fille nue sur un canapé dans un paysage tropical pour la dernière, toutes trouvaient — ou trouveront — un écho dans sa vie."

Jean BOYÉ

(Pour François Augiéras, p. 13)

"Rien n'est plus exact que cette indication minimum : en Afrique du Nord, en Grèce ou au plus profond de la campagne française, la trajectoire d'Augiéras s'apparente bien à une sorte de vagabondage, à une sorte d'effleurement du monde, à une sorte de sortie brutale ou tendre du jeu social et de la grégaire pesanteur. Où qu'il soit, il tente toujours de préserver la précarité de son séjour, de déceler au creux de chaque instant l'évasion possible, et de susciter les dérives, les échappés, les passages extrêmes."

André VELTER

(Pour François Augiéras, p. 57-58)

«On le dit bien, cela : ce livre lui a tourné la tête. Et cela est si vrai, si juste, directement éprouvé. En effet, un livre, fut-il épais comme un ongle, vaste comme un désert, peut à lui seul ouvrir une porte, celle qui retenait un secret, une foudre.

Cela s'est passé pour moi, François Augiéras, en vous lisant, en découvrant ce que d'autres, les savants, les spécialistes, nommeront vos œuvres."

Joël VERNET

(Pour François Augiéras, p. 6o)

«Le sens de l'essentiel, l'extrême dépouillement — qui sont la caractéristique de l'art primitif et de l'art populaire —, sont ici à l'œuvre et de pleine force."

Georges MONT!

(Pour François Augiéras, p. 42)

«Etre né de la lèvre d'un fleuve ou d'une rivière, c'est tomber d'un livre, c'est venir au monde avec la prescience de vérité qu'ignoreront toujours les enfants des contrées arides."

Pierre VEILLETET

(Bords d'eaux, Arlea, 1989)

«J'ai fait la connaissance de François Augiéras en juillet 1947. il me fut présenté par jean Boyé. Fin 47 nous formions un «groupe artistique et littéraire" comprenant Jean Boyé, Guy Célérier, François Augiéras, Paul Placet, et moi-même. ( ...) Nos réunions du soir se terminaient tard dans la nuit, nous discutions principalement de la peinture, des arts en général, de la littérature, de la poésie et des «aventures de l'esprit", au son du jazz New Orléans dans la fumée des cigarettes."

Marcel LOTH

(Pour François Augiéras, p. 33)

«Le long de la Vézère, on rencontre parfois des paysages étranges où semble avoir passé un cyclone vieux de plusieurs siècles. On les appelle : le bout du monde. (...) Entre la rivière et la colline de granit, dans ce silence de fraîcheur glauque, les feuilles des arbres sont des vitraux tamisant une tremblante lumière. ( ..) Ce lieu est un temple. Peut-être un de ces antiques bois sacrés, suprême refuge des réprouvés. Et on peut rêver devant ce temple païen, jonché de ruines, témoin millénaire d'un étrange chaos."

Pierre FANLAC

(Amour du Périgord, Ed. P. Fanlac, 1986)

"Il suffit de lire un texte d'Augiéras pour s'apercevoir qu'il exerce sur son lecteur un effet hypnotique. Il suffit de regarder un tableau d'Augiéras pour accomplir une mystique, une mystique traversée de miroirs méditerranéens... Cet homme, Augiéras, est dangereux. Vous ne sortirez pas de cette exposition comme vous y êtes entré. Vous risquez d'emporter un peu de cette lumière qui termine le VOYAGE AU MONT AMOS, "or vivant qui chante au cœur d'un incroyable silence", et que je vous souhaite d'entendre, de tout cœur."

Jean CHALON

(Pour François Augiéras, p. 38)

 

L'écrivain ou le philosophe

L'écrivain et le peintre

Bordeaux - du 3 au 20 avril 1991

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