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Jean Boyé ou le retour aux sources en Sarladais PDF Imprimer Envoyer
En 1947, à 18 ans, le salon d'automne reçoit une de ses premières œuvres. Puis c'est le détour obligé par la capitale, le temps d'y recevoir une formation classique : Académie Julian, cours de dessin auprès de Jacques Zwobada qui fut disciple de Rodin, cours de peinture avec Jules Cavaillès, séances de travail animalier au Muséum national d'histoire naturelle.

Une rencontre rare aurait pu orienter la manière de voir de l'artiste jeune encore, celle de Roger Bissière qui peignait tout près d'ici, à la Boissiérette, dans le Lot. Malgré toute l'admiration nourrie pour l'homme et l'œuvre de ce maître, plongée dans la magie des signes et de l'intemporel, Jean Boyé devait rester, après plusieurs tentations en direction de l'abstrait, fidèle à sa première ligne, figurative et moderne à la fois, un art bien à lui, original et superbement maîtrisé.

Son œuvre est représentative de son souci majeur : offrir un hommage aux siens qui vécurent, pour l'essentiel, dans la ville de Sarlat, mais également à ce pays privilégié qui demeure, malgré les agressions de toutes sortes, retranché dans sa mémoire et mystérieux.

Tout au long d’années de travail, et de la variété des techniques utilisées : dessins, gouaches, pastels, huiles. Chacune des œuvres privilégie un lieu précis – Boyé travaillant essentiellement sur le motif – vallée de l'Enéa, St-Julien-de-Cénac, une clairière de Bessède, les rives de la Dordogne... pour tout dire un regard amoureux et profondément sensible au charme du Périgord Noir.

Charme qui restitue au sens le plus strict du terme, la couleur répandue d'abondance. Boyé faisant sienne la formule : « le pastel c'est le mariage d'amour de la couleur et du dessin ».

Ses dessins, exécutés à La plume ou au roseau, sont particulièrement révélateurs du style de l'artiste : une écriture appuyée, vigoureuse, comme griffant le papier pour livrer une représentation personnalisée de paysages restés parfaitement intacts.

Boyé nous restitue sa vision qui joue curieusement entre la tradition solide et une modernité qui sait ne pas manquer d'audace. En tout, la marque d'un artiste confirmé.